A propos
Crée le 25 juillet 2010 (1er blog communautaire de ce type sur le SUA).
5 000 visiteurs par mois en moyenne soit à peu près 200 visites par jour, les articles les plus consultés sont lus près de 1 000 fois.
Ce blog est un espace communautaire, où plusieurs passionnés du SUA viennent écrire des articles sur l’actualité du club ou proposer des photos ou interviews qu’ils ont fait eux-mêmes.
Cette idée m’est venue tout simplement après avoir crée un groupe sur Facebook suite à la montée d’Agen en Top14. Vu l’engouement (plus de 4 000 membres à ce jour, 2 000 fans au bout d’une semaine) et les actualités diffusées sur le mur, je me suis dit que cela serait sympa d’avoir un espace plus pro pour parler du club, des rumeurs, des matchs et autres. J’écris mes articles seuls avec quelques rédacteurs mais vous pouvez m’envoyer avec grand plaisir vos articles de toutes sortes que je me ferai une plaisir de publier.
Si vous le souhaitez, vous pouvez devenir rédacteur officiel de La Buvette d’Armandie, ou rédacteur occasionnel en m’envoyant juste par email vos articles quand vous en avez le temps et surtout l’envie.
A noter que c’est à la suite de la « mort » de l’excellent blog de Bertrand Chomeil (La Dépêche) sur le SUA que je me suis lancé dans le grand bain (son blog étant assez intéressant, je ne voyais pas l’intérêt d’en créer un autre en doublon).
Bon sinon je vais tout de même brièvement me présenter :
« Né à Agen le 12 juin 1985, le petit Romain a grandi avec ses parents et sa petite sœur dans un HLM en face du Collège Paul Dangla.
Élève studieux et sage comme une image, il franchit avec succès les marches de la vie scolaire, pratique différents sports comme le tennis, le foot, et bien entendu le rugby. Ce dernier, Romain l’a découvert avec son papa, un soir d’hiver dans les années 90 pour un Agen-Castres il lui semble. Ensuite il suivra régulièrement les exploits des Sella et consorts à la télévision avec des souvenirs assez tristes comme ces phases finales perdues face à Grenoble ou le rival toulousain.
Depuis ce jour, sa vie et celle du SUA ne fait plus qu’un. Hasard du destin, sa famille déménage juste derrière le Stade Armandie alors qu’il est à peine âgé de 12 ans.
A 200 mètres de la fraiche pelouse des terrains annexes, il part souvent s’entrainer à buter des pénalités d’au moins 30 mètres (!). Mais c’est au temple d’Armandie qu’il connait ses plus grandes émotions. Plusieurs fois il rentre à la maison en larmes après une défaite à domicile ^^. Il commence à s’investir à 100% en tant que supporter juste avant l’arrivée de Christian Lanta aux manettes du club. De là, il connaitra la menace de la relégation, les joutes du Top16 et ses play-off, un 8e de finale cruellement perdu à la 88e minute face à l’USAP, un 1/4 de finale perdu bêtement à Michelin contre l’ASM alors qu’Agen mène à la pause, mais aussi un de ses plus grands bonheurs de supporters avec cette 1/2 finale héroïque gagnée face aux invincibles toulousains de l’époque au stade de la Mosson. La finale qu’il vécut depuis le Parc des Expos à Agen car ne pouvant pas se déplacer, restera une déchirure qui ne se refermera que le jour où enfin Agen rebrandira le bout de bois qui lui a si souvent appartenu.
A cette époque, le grand Agen est de retour, le Sporting va s’imposer partout, sort sous les acclamations d’Aimé-Giral, garde ses terres invaincues. Une 2e 1/2 finale perdue face au Stade Toulousain annonce pourtant la fin d’une époque. L’année suivant, Agen joue les Play-Down et se maintient aisément. Et puis vient cette saison 2005/2006 où tout va se déclencher. Un soir de défaite à Narbonne, Christian Lanta pique une colère noire et décide de quitter le club à la fin de l’année sportive, club qu’il a réussi à ramener au sommet du rugby hexagonal. Finalement, rebellés et surement vexés, les joueurs iront chercher une très belle 5e place qualificative pour la Coupe d’Europe.
A l’intersaison, l’entraineur briviste Didier Faugeron, affublé d’une bonne réputation, débarque à Agen accompagné de Loïc Van der Linden provenant pourtant de Fédérale 1. Le début du championnat est mitigé. Agen brille en Coupe d’Europe, mais a du mal à s’imposer à l’extérieur en championnat. Sauf qu’en coulisse, la guerre est déclarée entre certains joueurs adeptes de la méthode Lanta/Deylaud, et le nouveau duo d’entraineur qui veut imposer sa patte à un groupe mais qui n’y parvient guerre, l’effectif ayant été de plus bouleversé à l’intersaison avec l’arrivée de nombreux étrangers. Début 2007, le vice-président Alain Tingaud et futur président annonce le projet « Agen 2010″. L’objectif ? Être finaliste du championnat d’ici 2010. La saison suit son cours, le All Black Byron Kelleher et le prometteur Mathieu Bastareaud signent et tout le monde à Agen pense déjà à cette saison 2008 qui s’annonce passionnante.
Sauf qu’entre temps, Narbonne alors dernier du Top14, vient s’imposer dans la stupeur générale à Armandie. Agen qui lorgnait sur la 6e place qualificative voit la 13e place de relégable occupée par Bayonne se rapprocher dangereusement. Et vu le calendrier restant, les plus sceptiques s’inquiètent. Et ils avaient de quoi. Bayonne vient chercher le nul à Agen, s’en suit une défaite honorable à l’USAP et surtout un sévère 47-0 à Toulouse. Entre temps, le duo d’entraineurs se fait (enfin) licencier et Henry Broncan, fraichement élu champion de ProD2 avec Auch devient entraineur général et 4 joueurs encadrent le groupe qui s’auto-gère. Lors de la dernière journée face au Stade Français à Armandie, le calcul est simple, le SUA doit s’imposer et compter sur une défaite de Montpellier à Perpignan. Pas impossible pense Romain qui ne peut croire à un tel désastre. Sauf que le mal est déjà fait, et que les joueurs malgré la meilleure volonté du monde tombent contre meilleur qu’eux. Et comme le titrait Midi Olympique à l’époque : « La cathédrale s’est effondrée ». Agen est relégué en ProD2 pour la 1ere fois de son hisoire et le petit Romain rentre chez lui, son drapeau sous le bras, mais pas en pleurs, car l’idée de cette descente, il s’y était déjà préparé depuis de longues semaines.
Ah la ProD2, les déplacements à Limoges, à Oyonnax. Mais aussi des équipes comme Toulon et le Racing qui comptent dans leur rang des joueurs de classe mondiale tels Anton Oliver ou Andrew Merthens. Cette première année est un véritable chemin de croix. Le jeu de la ProD2 est plus rude, plus roublard, moins joueur. Mais surtout, le groupe est encore sous le choc de la descente. Et pour ne pas arranger les choses, 4 joueurs sont priés de trouver un autre club pour alléger la masse salariale, dont Pepito Elhorga, l’idole de tout un club. De cette saison 2007/2008, resteront en mémoire le 33-0 infligé au leader toulonnais et alors invaincu avec un triplé de l’imprévisible Rupeni Caucaunibuca, mais surtout cette dernière cruelle défaite à Lyon qui privera les agenais d’une 1/2 finale qui leur tendait les bras. Avec le potentiel de ce groupe, toute la ville pensait alors que le SUA serait déjà de retour dans l’élite.
Finalement, en 2008, Christian Lanta et Christophe Deylaud reviennent au club. Le président Tingaud annonce un nouveau projet avec la montée pour objectif en 3 ans. Henry Broncan devient responsable des équipes de jeunes et du centre de formation faisant contre mauvaise fortune bon cœur. Cette année-là, Agen régale le championnat : des jeunes se révèlent, l’équipe marque plus de 80 essais, mais par manque de régularité (et peut-être de maturité) n’arrive pas à accrocher la 1ere place directement qualificative. Finissant 2e, ils s’offrent le droit d’affronter à Armandie Oyonnax, cette improbable équipe qui faisait encore sourire le soir de notre descente, ne sachant même pas où se situe cette ville sur une carte de France. Le groupe agenais est concentré est déterminé à s’offrir une finale. Mais en face, les hauts-bugistes sont accrocheurs comme prévus, ne prennent aucun risque et sont solides en conquête. Pourtant, Agen a part 3 fois la possibilité de faire basculer le match en sa faveur. La 1ere fois sur une percée de Fonua qui oublie Badenhorst seul à 5 mètres de la ligne, la 2nde fois avec une percée de Dupuy qui se la joue perso au lieu de servir Vaka qui attendait l’offrande en bout de ligne, et enfin le courageux Monribot qui en aplatissant dans l’en-but relâcha cet ovale si capricieux.
Au coup de sifflet final, une énorme désillusion emplit l’esprit des 12 000 supporters bleus et blancs. Cette finale face à Albi, cette montée en Top14 que tout le monde leur prédisait venait de leur échapper. Ils venaient de réaliser leur plus mauvais match de la saison au plus mauvais moment…
Pour cette saison 2009/2010, Toulon et le Racing étant montés les années précédentes, Agen fut logiquement considéré comme la bête à abattre. Et l’objectif du club fut bien évidemment de terminer directement 1er afin de s’éviter les matchs trop aléatoires et indécis des phases finales. Après des premiers matchs poussifs, la machine s’enclencha enfin. Ayant retenu les erreurs de la saison passée, les joueurs jouent moins, axent plus leur travail sur les avants et le jeu au pied. Et Agen apparait comme une bête à sang-froid, gagnant ses matchs sans briller. Mais toutes les saisons ont des hauts mais aussi des bas. Et début janvier, l’équipe enchaine les défaites. Et devinez qui ? Oyonnax revint sur les talons d’Agen alors que se profilait justement à la fin du mois la revanche tant attendue par le peuple d’Armandie. Ce jour là, le Dieu du rugby choisit son camps et par 2 coups du sort offra la victoire aux bleus et blancs qui de toute manière ne méritaient que ça.
Les nuages s’espacèrent enfin, et au fur et à mesure des journées, le soleil pointa même le bout de son nez. Après un succès étincelant à la maison contre Narbonne, Agen gagna le droit de disputer définitivement la 1ere place à son dauphin lyonnais lors de l’avant-dernière journée. Alors certes, tout ne fut pas parfait en terme de jeu, mais la communion avec le public, cette joie immense, le tour d’honneur, la portée en triomphe de Jean Monribot par les supporters resteront à jamais gravés dans mon cœur. Car ce jour-là, le grand SUA a regagné le droit d’aller jouer dans la cour des grands, la sienne… »
Voilà l’histoire du petit Romain, désormais chef de projet web, expatrié durant 2 ans à Figeac et à Albi où je suivais toujours avec passion le club de son cœur, et qui est de retour à Agen en ce début d’année 2011. Pas bête, il a pris un appartement juste derrière Armandie et va rendre visite à ses parents à deux pas du stade, où il profite souvent de venir humer l’air frais emprunt d’herbes et de rugby…
Bonne lecture à tous et à toutes en espérant que vous aussi le SUA est dans votre cœur !

Flux RSS
Twitter
Facebook
Facebook
Twitter
Netvibes
email